Suspension de permis pour le fils de Caroline de Monaco
15/01/2012 17:38 par avocatpermispoints
Vu sur le site du Parisien.fr- AB (article du 20/12/2011)
Le fils aîné de Caroline de Monaco, Andrea Casiraghi, a fait l'objet d'une suspension de cinq mois de son permis de conduire pour avoir été contrôlé en décembre 2011 à la vitesse de 200 km/h sur l'autoroute A6 entre Châlon et Mâcon.
Le Prince s'est également vu confisqué son véhicule et son permis de conduire par les forces de l'ordre.
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François Grenier
Avocat à la Cour
Contrôlé à la vitesse record de 242 km/h
15/01/2012 17:38 par avocatpermispoints
Vu sur le site du Parisien.fr - source AFP (article du 01/12/2011) :
Un véhicule a été contrôlé à la vitesse de 242 Km/h sur l'autoroute A51 dans le sens d'Aix-en-Provence/Gap (Hautes-Alpes). Le record d'excès de vitesse dans le département a ainsi été battu.
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François Grenier
Avocat à la Cour
Les bonnes affaires des radars automatiques pour 2011
15/01/2012 17:37 par avocatpermispoints
Vu sur le site du Parisien.fr : "Les radars automatiques ont rapporté 630 millions d'euros en 2011" - source AFP (article du 05/01/2012) :
630 millions d'euros en amendes payées par les automobilistes : c'est le montant rapporté par les radars automatiques pour l'année 2011 selon le ministre de l'Intérieur Claude Guéant lors d'une conférence de presse.
La majeure partie de cette somme, 530 millions d'euros, provient des amendes forfaitaires, les 100 millions proviendrait des majorations.
Quand "sécurité routière" rime avec "bonnes affaires"...
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François Grenier
Avocat à la Cour
Publication du décret visant à renforcer la sécurité routière
15/01/2012 17:36 par avocatpermispoints
Vu sur le site du Monde.fr: "Les avertisseurs de radar sont désormais interdits" - R. Rivais (article du 04/01/2012)
Le ministre de l'intérieur a présenté le décret visant à renforcer la sécurité routière au conseil des ministres du mercredi 4 janvier 2012.
Ce décret a été publié au journal officiel de la République française et est désormais entré en vigueur.
Le décret est reproduit intégralement via un autre article de ce blog.
François Grenier
Avocat à la Cour
Les avertisseurs radars sont interdits depuis le 5 janvier 2012
15/01/2012 17:35 par avocatpermispoints
Vu sur le site internet Légifrance : décret n° 2012-3 du 3 janvier 2012 portant diverses mesures de sécurité routière (texte reproduit ci-dessous) :
texte n° 3
DECRET
Décret n° 2012-3 du 3 janvier 2012 portant diverses mesures de sécurité routière
NOR: IOCA1126729D
Publics concernés : usagers de la route et professionnels (magistrats, gendarmes, policiers, guideurs privés de transports exceptionnels, gardiens de fourrière).
Objet : mise en œuvre de nouvelles mesures destinées à améliorer la sécurité routière.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication. Toutefois, l'obligation faite aux conducteurs de véhicules à deux ou trois roues motorisés dont la cylindrée est supérieure à 125 cm³ ou la puissance supérieure à 15 kW/h de porter un équipement rétroréfléchissant n'est applicable qu'à compter du 1er janvier 2013.
Notice : afin de lutter contre l'insécurité routière et de prévenir les comportements de conduite dangereux, le comité interministériel de sécurité routière (CISR) du 11 mai 2011 a décidé de concentrer son action sur la lutte contre les vitesses excessives et l'alcoolémie au volant. Une attention toute particulière a été également portée aux véhicules à deux roues motorisés et aux risques engendrés par la baisse de vigilance des conducteurs. Le décret met en œuvre les principales mesures réglementaires appliquant ces décisions et adapte le code de la route pour tenir compte de certaines dispositions relatives à la lutte contre l'insécurité routière issues de la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure du 14 mars 2011. Il permet ainsi, à titre principal :
― d'interdire la détention, le transport et l'usage des « avertisseurs de radars », interdiction sanctionnée d'une amende de 1 500 € et d'un retrait de six points du permis ;
― d'aggraver les sanctions réprimant l'usage d'un téléphone tenu en main (l'amende passe de 35 à 135 € et le retrait de points de deux à trois points), le visionnage d'un écran de télévision (l'amende passe de 135 à 1 500 € et le retrait de points de deux à trois points) ou enfin la détention d'une plaque d'immatriculation non conforme (l'amende passe de 68 à 135 €) ;
― de porter l'amende sanctionnant la circulation sur une bande d'arrêt d'urgence de 35 à 135 € et d'instituer cette même sanction pour les cas de franchissement de la bande d'arrêt d'urgence ;
― de réprimer l'absence d'usage d'un éthylotest antidémarrage dans les cas où le véhicule doit en être obligatoirement équipé ;
― de rendre obligatoire, pour les usagers de véhicules à deux roues motorisés d'une cylindrée supérieure à 125 cm³, le port d'un vêtement muni d'un équipement rétroréfléchissant ;
― de donner aux juridictions administratives, dans le cadre notamment des contentieux relatifs aux retraits de points, la possibilité d'accéder directement aux dossiers individuels des conducteurs répertoriés dans le fichier national des permis de conduire.
Références : le code de la route modifié par le présent décret peut être consulté, dans sa rédaction issue de cette modification, sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr).
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration,
Vu le code pénal, notamment son article 131-16 ;
Vu le code de procédure pénale, notamment son article 157 ;
Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3354-20 ;
Vu le code de la route ;
Vu la loi n° 71-498 du 29 juin 1971 relative aux experts judiciaires ;
Vu le décret n° 2011-1475 du 9 novembre 2011 portant diverses mesures réglementaires de transposition de la directive 2006/126/CE relative au permis de conduire ;
Vu l'avis du groupe interministériel permanent de la sécurité routière en date du 1er juin 2011 ;
Le Conseil d'Etat (section des travaux publics) entendu,
Décrète :
Le code de la route est modifié conformément aux articles 2 à 24 du présent décret.
A l'article R. 130-6, après les mots : « R. 433-14 à R. 433-16, » sont insérés les mots : « R. 433-20, ».
L'article R. 221-8 est ainsi modifié :
1° Au deuxième alinéa du II :
a) Après les mots : « la conduite d'une motocyclette légère » sont insérés les mots : « ou d'un véhicule de la catégorie L5e » ;
b) Les mots : « couvrant l'usage d'un tel véhicule » sont remplacés par les mots : « couvrant l'usage de l'un ou l'autre de ces véhicules » ;
2° Au deuxième alinéa du III :
a) Après les mots : « la conduite d'un véhicule de la catégorie L5e » sont insérés les mots : « ou d'une motocyclette légère » ;
b) Les mots : « couvrant l'usage d'un tel véhicule » sont remplacés par les mots : « couvrant l'usage de l'un ou l'autre de ces véhicules ».
L'article R. 225-4 est ainsi modifié :
1° Au premier alinéa, après les mots : « autorités judiciaires, » sont insérés les mots : « les juridictions administratives dans le cadre des recours formulés contre les décisions de retrait de points du permis de conduire, » ;
2° Au deuxième alinéa, après les mots : « autorités judiciaires » sont insérés les mots : « , aux juridictions administratives mentionnées à l'alinéa précédent ».
Après l'article R. 234-5, est inséré un nouvel article R. 234-6 ainsi rédigé :
« Art. R. 234-6. - Tout conducteur d'un véhicule obligatoirement équipé d'un éthylotest antidémarrage doit utiliser ce dispositif préalablement au démarrage du véhicule.
Le fait pour le conducteur de conduire un véhicule équipé d'un tel dispositif soit après que celui-ci a été utilisé par un tiers pour permettre le démarrage, soit après l'avoir neutralisé ou détérioré ou l'avoir utilisé dans des conditions empêchant la mesure exacte de son état d'imprégnation alcoolique est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.
Le fait, par toute personne, de faciliter sciemment, par aide ou assistance, la préparation ou la consommation de la contravention prévue à l'alinéa précédent est puni de la même peine. »
L'article R. 235-3 est ainsi modifié :
1° Au premier alinéa, après les mots : « agent de police judiciaire » sont insérés les mots : « ou par un agent de police judiciaire adjoint, sur l'ordre et sous la responsabilité d'un officier de police judiciaire, » ;
2° Au deuxième alinéa, après les mots : « agent de police judiciaire » sont insérés les mots : « ou par un agent de police judiciaire adjoint dans les conditions prévues à l'alinéa précédent, ».
A l'article R. 235-4, les mots : « mentionné à l'article R. 235-3 ou complétées par ce dernier » sont remplacés par les mots : « ou à l'agent de police judiciaire adjoint ou complétées par ces derniers ».
L'article R. 235-9 est ainsi modifié :
1° Le premier alinéa est remplacé par les dispositions suivantes : « L'officier ou l'agent de police judiciaire adresse les deux échantillons biologiques prélevés, accompagnés des résultats des épreuves de dépistage, à un laboratoire de biologie médicale, à un laboratoire de toxicologie, de pharmacologie ou de biochimie d'un établissement public de santé ou à un laboratoire de police technique et scientifique, ou à un expert inscrit en toxicologie dans l'une des listes instituées en application de l'article 2 de la loi n° 71-498 du 29 juin 1971 relative aux experts judiciaires et de l'article 157 du code de procédure pénale, dans les conditions prévues par l'article R. 3354-20 du code de la santé publique » ;
2° A la deuxième phrase du deuxième alinéa, les mots : « les conditions dans lesquelles est conservé cet échantillon » sont remplacés par les mots : « les conditions de réalisation des examens de biologie médicale et de conservation des échantillons ».
Au VI de l'article R. 317-8, le mot : « troisième » est remplacé par le mot : « quatrième ».
Au deuxième alinéa de l'article R. 325-1, les mots : « de l'article L. 325-1-1 » sont remplacés par les mots : « des articles L. 325-1-1 et L. 325-1-2 ».
A l'article R. 325-1-1, les mots : « de l'article L. 325-1-1 » sont remplacés par les mots : « des articles L. 325-1-1 ou L. 325-1-2 ».
L'article R. 325-22 est complété par un III ainsi rédigé :
« III. ― Les dispositions du présent article sont applicables à la mise en fourrière prévue à l'article L. 325-1-2 lorsque le propriétaire du véhicule réside dans le département du représentant de l'Etat qui a prescrit cette mesure. »
Au deuxième alinéa de l'article R. 325-27, après les mots : « la commission d'une infraction » sont ajoutés les mots : « , à l'exclusion des cas où elle est mise en œuvre par le préfet, dans le cadre des dispositions prévues à l'article L. 325-1-2 ».
Au b du 5° du II de l'article R. 325-32, les mots : « quarante-cinq jours » sont remplacés par les mots : « trente jours ».
Au premier alinéa de l'article R. 325-43, les mots : « l'autorité administrative investie du pouvoir de police en matière de circulation décide » sont remplacés par les mots : « elle décide également ».
Au a du 3° du III de l'article R. 325-45, les mots : « en fourrière » sont supprimés.
L'article R. 411-21-1 est ainsi modifié :
1° Au premier alinéa, après les mots : « fermeture temporaire d'une route », sont ajoutés les mots : « ou l'interdiction temporaire de circulation sur tout ou partie de la chaussée, matérialisée par une signalisation routière adaptée. » ;
2° Au deuxième alinéa, les mots : « l'interdiction de circuler sur une route dont la fermeture a été ordonnée » sont remplacés par les mots : « les interdictions de circuler prescrites » ;
3° Après le troisième alinéa, il est ajouté un quatrième alinéa ainsi rédigé : « Cette contravention donne lieu de plein droit à la réduction de trois points du permis de conduire. »
L'article R. 412-6-1 est ainsi modifié :
1° Au deuxième alinéa, le mot : « deuxième » est remplacé par le mot : « quatrième » ;
2° Au troisième alinéa, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois ».
L'article R. 412-6-2 est ainsi modifié :
1° Au deuxième alinéa, le mot : « quatrième » est remplacé par le mot : « cinquième » ;
2° Après le deuxième alinéa, sont insérés deux nouveaux alinéas ainsi rédigés :
« L'appareil mentionné au premier alinéa est saisi.
Toute condamnation donne lieu de plein droit à la confiscation de l'appareil qui a servi ou était destiné à commettre l'infraction. » ;
3° Au dernier alinéa, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois ».
Au deuxième alinéa de l'article R. 412-8, le mot : « deuxième » est remplacé par le mot : « quatrième ».
L'article R. 412-22 est ainsi modifié :
1° A la dernière phrase du premier alinéa, après les mots : « Elles ne peuvent être » sont ajoutés les mots : « chevauchées ou » ;
2° Il est complété par trois alinéas ainsi rédigés :
« Le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.
Tout conducteur coupable de cette infraction encourt également la peine complémentaire de suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans au plus.
Cette contravention donne lieu de plein droit à la réduction d'un point du permis de conduire. »
L'article R. 413-15 est ainsi modifié :
1° Au IV, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « six » ;
2° Après le IV, il est ajouté un V ainsi rédigé :
« V. ― Les dispositions du présent article sont également applicables aux dispositifs ou produits visant à avertir ou informer de la localisation d'appareils, instruments ou systèmes servant à la constatation des infractions à la législation ou à la réglementation de la circulation routière. »
Après l'article R. 431-1-1, est inséré un nouvel article R. 431-1-2 ainsi rédigé :
« Art. R. 431-1-2. - Lorsqu'ils circulent ou lorsqu'ils sont amenés à descendre de leur véhicule immobilisé sur la chaussée ou ses abords à la suite d'un arrêt d'urgence, tous conducteurs et passagers d'une motocyclette d'une cylindrée supérieure à 125 cm³ ou d'un véhicule de la catégorie L5e d'une puissance supérieure à 15 kW/h doivent porter un vêtement muni d'un équipement rétroréfléchissant dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière.
Le fait pour tout conducteur ou passager d'une motocyclette ou tricycle visé au premier alinéa de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la troisième classe.
Cette contravention, lorsqu'elle est commise par le conducteur, donne lieu de plein droit à la réduction de deux points du permis de conduire. »
Le troisième alinéa du 2° de l'article 10 du décret du 9 novembre 2011 susvisé est ainsi modifié :
1° Après les mots : « un véhicule de la catégorie L5e » sont insérés les mots : « ou d'une motocyclette légère » ;
2° Les mots : « d'un tel véhicule » sont remplacés par les mots : « de l'un ou de l'autre de ces véhicules ».
Les conducteurs et passagers d'une motocyclette d'une cylindrée supérieure à 125 cm³ ou d'un véhicule de la catégorie L5e d'une puissance supérieure à 15 kW/h doivent se conformer à l'obligation prévue à l'article 23 du présent décret au plus tard le 1er janvier 2013.
La ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration et le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 3 janvier 2012.
François Fillon
Par le Premier ministre :
Le ministre de l'intérieur,
de l'outre-mer, des collectivités territoriales
et de l'immigration,
Claude Guéant
La ministre de l'écologie,
du développement durable,
des transports et du logement,
Nathalie Kosciusko-Morizet
Le garde des sceaux,
ministre de la justice et des libertés,
Michel Mercier
Le ministre du travail,
de l'emploi et de la santé,
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François Grenier
Avocat à la Cour
Baisse de la mortalité routière en 2011
15/01/2012 17:34 par avocatpermispoints
Vu sur le site du Figaro.fr - "Baisse de la mortalité routière pour l'année 2011" article de A. Négroni (article du 04/01/2012)
Le nombre de morts sur a route a baissé pour lla dixième année consécutive en passant de 3992 en 2010 à 3970 en 2011.
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François Grenier
Avocat à la Cour
Mortalité routière élevée en décembre 2011
15/01/2012 17:34 par avocatpermispoints
Vu sur le site du Figaro.fr - source AFP (article du 05/01/2012) :
En décembre 2011, le nombre de morts sur la route a augmenté de près de 15 % par rapport au mois de décembre 2010 : 338 morts en 2011 pour 294 en 2010.
L'année 2011 enregistre cependant une nouvelle baisse globale de la mortalité routière, pour la dixième année consécutive.
François Grenier
Avocat à la Cour
Les nouveaux radars sont arrivés !
15/01/2012 17:33 par avocatpermispoints
Vu sur le site du Figaro.fr : article de J.-M. Leclerc et T. Etienne :
De nouveaux radars embarqués sur des véhicules banalisés pourront bientôt mesurer la vitesse et photographier les conducteurs en roulant.
Le nom de ce nouvel appareil "révolutionnaire" : ETM - Équipement de Terrain Mobile devrait permettre de renforcer la capacité de contrôle des forces de l'ordre et assurer une meilleure garantie pour la sécurité routière.
François Grenier
Avocat à la Cour
Les nouvelles mesures de sécurité routière
15/01/2012 17:33 par avocatpermispoints
Vu sur le site du Figaro.fr : 'Précisions sur les nouvelles mesures de sécurité routière" article de A. Négroni :
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Voir sur le site du Figaro.fr
François Grenier
Avocat à la Cour
Modification du permis de conduire prévue pour 2013
15/01/2012 17:32 par avocatpermispoints
Vu sur le site du Ministère de l'intérieur (texte ci-dessous reproduit) :
Afin de répondre à la troisième directive européenne sur le permis de conduire renforçant l'harmonisation des règles applicables en la matière, le système national des permis de conduire sera profondément remanié. Le projet de rénovation, baptisé FAETON, relève de la responsabilité du ministère de l'Intérieur, et plus particulièrement de la direction de la modernisation et de l'action territoriale (DMAT).

La troisième directive européenne sur le permis de conduire qui, en 2006, a marqué une nouvelle avancée dans l'harmonisation des règles applicables dans les États de l'Union européenne, poursuit trois objectifs majeurs : la lutte contre la fraude, la garantie de la libre circulation au sein de l'Union européenne et l'amélioration de la sécurité routière.
« Cette directive a plusieurs conséquences, explique Patrick L., directeur du projet FAETON et chef de la mission « titres sécurisés » à la direction de la modernisation et de l'action territoriale (DMAT), en charge de ce dossier. Elle instaure notamment un format unique et sécurisé pour les permis de conduire délivrés dans les vingt-sept pays de l'Union européenne. »
Ainsi à partir du 19 janvier 2013, les documents prendront la forme d'une carte de crédit, sur laquelle figureront l'état civil du conducteur, une photographie et les droits à conduire. Ce permis comportera également une puce électronique, ainsi qu'une bande de lecture optique, dite MRZ, permettant aux forces de l'ordre de lire l'ensemble des informations après connexion au fichier central. « Les nouveaux conducteurs se verront remettre ce permis dès le 19 janvier, mais il faut savoir que l'ensemble des titres en circulation, soit plus de 40 millions aujourd'hui, devront être renouvelés, avant le 19 janvier 2033. Les automobilistes disposent donc d'une certaine marge. »
La directive impose également un renouvellement régulier de ces titres : « Nous avions une certaine latitude puisque le titre devait être renouvelable entre dix et quinze ans après la délivrance. La France a fait le choix des quinze ans. »
Autre nouveauté, de nouvelles catégories de droit à conduire ont été créées. « Une nouvelle catégorie fait notamment son apparition, souligne Marc D., colonel de gendarmerie et adjoint au chef de la mission « titres sécurisés ». À partir de 2013, un jeune de 14 ans devra impérativement passer un permis AM pour la conduite d'un cyclomoteur de moins de 50 cm3. L'épreuve comportera des tests théoriques et une formation pratique de sept heures en auto-école. »
La directive pose enfin le principe d'échange d'informations entre les pays membres.
Afin de répondre à ces objectifs, décision fut prise de refondre en profondeur le système national des permis de conduire qui, comme le précise Patrick L., « ne permettait pas d'absorber l'ensemble des modifications prévues par la directive, sa conception technique remontant en effet aux années 1980 ». Le nouveau système d'information FAETON gérera désormais l'ensemble des dossiers de permis de conduire, de l'inscription en auto-école à la délivrance des titres et à la gestion des droits à conduire.
« Deux principes sous-tendent le développement du système d'information que nous mettons en place, précise Patrick L., la dématérialisation et l'interfaçage avec les applications des autres ministères concernés, afin d'accélérer les procédures et améliorer le service rendu aux citoyens. » La dématérialisation sera effective dès l'inscription en auto-école. Ces dernières seront en effet chargées de transmettre les dossiers sous forme électronique aux préfectures, qui seront ainsi dispensées d'une nouvelle saisie. « Pour concevoir l'application, nous avons donc travaillé en étroite collaboration avec les préfectures afin qu'elles nous fassent part de leurs besoins “métiers” spécifiques. »
Si la mission « titres sécurisés » assure la maîtrise d'oeuvre et la direction de projet de l'application FAETON, l'agence nationale des titres sécurisés, elle, a en charge la maîtrise d'oeuvre et produira les titres. La sous-direction de la circulation et de la sécurité routières veille à la conformité juridique du projet et la direction des systèmes d'information et de communication sera chargée de l'hébergement et de l'exploitation de l'application.
Le projet FAETON est désormais sur les rails. « Nous sommes en train de choisir la société qui développera le produit, expliquait Marc D., en mars dernier. Elle devrait commencer à travailler dès le mois de juin. Le site pilote devrait fonctionner à la fin du premier semestre 2012, les formations pour les personnels des préfectures seront lancées au plus tard au troisième trimestre de la même année et le déploiement de l'application se fera dans la foulée, notamment dans les auto-écoles. »
François Grenier
Avocat à la Cour
